Les dangers de la psychologie positive

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La psychologie d’autrefois reposait sur l’étude de cas pathologiques plus ou moins graves. En effet, les travaux des différents pères fondateurs de la psychologie portaient leur intérêt sur des patients atteints de perturbations mentales, et élaboraient leurs thèses et leurs méthodes à partir de cela. C’est à partir des années 90 que la psychologie va connaître un tournant ; les professionnels du métier estiment que le but du patient étant le bonheur et la joie, mieux vaut concentrer les recherches sur ces derniers, ce que l’on appelle la psychologie positive. Mais cela donne-t-il des résultats concluants ?

Les résultats peu convaincants de la psychologie positive

Le premier problème de la psychologie positive réside dans les conclusions qui ont pu être tirées de ses recherches. En effet, ces dernières n’avaient rien de révolutionnaire, bien au contraire. Les travaux de ces psychologues, dont le pionnier était sans doute le célèbre Martin Seligman, ont abouti à des réponses que tout le monde avait déjà.

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Ainsi, il est dit par exemple que la richesse d’un homme ne fait point son bonheur, que celui qui donne un sens à sa vie est plus heureux que les autres, ou encore que la générosité, le partage et le don de soi pour les causes nobles sont autant de chemins vers la joie.

Ces affirmations ne constituent en rien des découvertes, il est facile de les retrouver chez quantité de philosophes antiques et même avant.

Il est donc clair que du point de vue de la recherche, la psychologie positive n’a pas fourni de découverte capable d’aider réellement le patient à être heureux.

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psychologie positive

Les risques de la psychologie positive

Le domaine de la psychologie positive inquiète, non par le fait de la pauvreté de ses apports, mais surtout par les dommages collatéraux qu’elle est capable d’engendrer.

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Les professeurs de psychologie positive soutiennent que le bonheur peut-être atteint en adoptant un état d’esprit, celui de l’optimisme. A trop vouloir répéter que l’on peut apprendre l’optimisme, cela peut créer l’effet inverse chez certains individus qui s’en croiraient incapables.

Prenons l’exemple de Martin Seligman, qui conçut un questionnaire permettant, selon lui, de déterminer si quelqu’un est optimiste, et à quel degré. Il n’en fallut pas plus pour inciter certaines entreprises à adopter ce questionnaire dans leurs entretiens d’embauche. Ainsi, même avec un parcours professionnel solide, certains “mauvais élèves” pourraient être stigmatisés en raison de ce questionnaire, qui ne les jugera peut-être pas assez optimistes.

On voit bien que les travaux de ce psychologue, obsédé par la recherche du bonheur, ont fini par produire quelque chose qui a de grandes chances d’aboutir au contraire de ce pourquoi il s’est engagé.

Les choses vont encore plus loin lorsque des biologistes affirment l’existence d’un gène du bonheur qu’ils seraient sur le point de découvrir. Ainsi, en faisant une analyse de votre ADN, vous pourrez savoir si vous êtes fait pour être heureux, ou condamné à vivre dans la mélancolie. Un déterminisme scientifique très dangereux, s’il venait à voir le jour.

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